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 dialogues et voyage, les péripéties solitaires du carnophage

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Modamar
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MessageSujet: dialogues et voyage, les péripéties solitaires du carnophage   Mar 17 Juil 2007 - 22:51

cela faisait un moment, une véritable éternité que cette tempête si caractéristique n'avait pas fait rage au large du campement. Les quelques personnes à savoir de quoi il en était restèrent un instant sur leur gardes prêt à prévenir la milice. L'anxiété parcourait leurs esprits comme le loup blanc traverse la plaine elle vint et s'en alla tendis que le tourbillons de neige disparaissait derrière une dune de glace. Il ne dormiraient pas cette nuit puis la vie reprendrait son cours habituel. On ne tarderait pas à remarquer une diminution du nombre de rongeurs mais peut de gens feraient l'allusion. Tant croyaient qu'il avait périt. Ce n'était pas l'heure de remuer un si mauvais souvenir.

Un corps neuf pour un esprit libre. Les blessures s'étaient toutes transformées en cicatrices qui dans le nombre passaient à présent inaperçues. Sans être vraiment rassasié, il avait put bouffer suffisamment de rongeurs pour tenir plusieurs semaines. Tous ses départs ressemblaient plus ou moins à ça. Il était à présent habitué. Il ne comptait plus le temps depuis lequel il avait perdu les nymphes de vue, il aurait du les tuer, aux moins sophia, celle dont la beauté avait été une des rares chose dans sa vie à l'avoir touché. IL l'aurait dévoré entièrement, aurait fait un pendentif avec ses yeux comme il avait fait avec ceux de son premier instructeur, aurait scalpé son crâne si finement dessiné et aurait gardé sa coiffe tel un trophée. Sa robe lui aurait servit à se confectionner de nouvelle bandelettes et pour la première fois de sa vie il aurait mangé de la nymphe. Mais le véritable aboutissement d'une telle action aurait bien évidement été la conservation de son âme avec toutes celles qu'il possédait déjà. Encore une fois il aurait tiré profit de ces malédictions qui le torturent.

Son pas était exempt de remord, il avait beaucoup apprit durant son séjour à Néolias et il y reviendrait sans doute un jour. Dans l'immédiat il avait besoin de faire un pause, un moment d'arrêt pour remettre ses idées au claire, renouer avec son anciens lui. Il savait que les périodes de méditation et de solitudes que lui fournissaient les long voyages étaient toujours bénéfique. Aussi il ne se retourna pas une fois vers le campement, ce garde manger plus grand qu'aucun autre, ce lieux de découverte fascinant. Son voyage le mènerait dieu sait où, si encore un dieu était capable de prévoir les aléas d'un tel esprit. Pour le moment il marchait sur la plaine, sa tempête fétiche qui lui cachait sans cesse le ciel soulevant des gerbes de neige sur son passage. Le premier jour il ne fit nul halte. Son corps semblait en état de supporter plusieurs journées de marche rapide. Il ne s'arrêta pas même la nuit, continuant son périple. Le repos de l'esprit lui était interdit durant ses périodes de lucidité et puisque son endurance lui permettait quelques excès il ne s'en privait pas. De toute façon il n'avait que peut de notion du temps. Il savait seulement que la nuit était tombée lorsqu'il se trouvait dans le noir total et que seul les sifflement de la tornade lui parvenaient. A ce moment il ralentissait le pas, inspectait le sol de la pointe des pieds avant de prendre appuis et tentait momentanément d'oublier les voix ( en particulier celle de Judith ) qui se faisaient subitement plus violentes et véhémentes. Il trébucha plusieurs fois, trop de fois surement, mais il réussissait à prendre ces désagréments à un plan secondaire.
La nouvelle journée qui s'annonçait ne semblait pas changer de la première à ceci près que la tempête gagna en puissance. Les vent plus violents étaient plus propres à déséquilibrer le voyageur qui dut se courber d'avantage. Profitant de cet état momentané de faiblesse Judith augmenta l'intensité de ses railleries et fut rapidement rejoint par plusieurs autres voix. Modamar que la fatigue ne gagnait pas encore n'eut pas trop de mal à les ignorer. Le renforcement de la tempête l'obligea tout de même à s'arrêter. Il se mit en boule au sol et fut rapidement recouvert d'une épaisse couche de neige. Il se retrouva bientôt au beau milieux d'une cavité dans l'épaisse couche de neige. Une occasion de reposer ses membres qui malgré tout commençaient à faiblir.


"pauvre loque!
_ moi juste me reposer
_ Ma chère Judith notre ami a voulut faire les fanfarons et le voilà bien aise
_ J'espère qu'il va vite crever de froid!
_ Je ne le connais pas depuis aussi longtemps que vous et pourtant je sais que c'est bien là un des scénarios les plus improbables. Je n'ai jamais quelqu'un d'aussi endurent au froid...
_ J'avais juste envi de dire que je voulais le voir crever !
_ On dirait bien qu'il fait comme s'il ne nous entendait pas et je dois avouer que toutes ces chamaillerie m'ont quelque peut fatigué.
_ Ah c'est une manie! Bon, okay trois minutes sans insulter le gros tas de pourriture qui fait semblant de pas nous entendre! Et si vous nous parliez de votre enfance Téreise.
_ Oh mon enfance est des plus anodines. Je vivais dans un petit village de montagne, ma mère faisait du sirop de fruit rouge et j'aimais beaucoup ça.
_ passionnant...
_ Elle m'a apprit très tôt à en faire et je dois dire que je me débrouillais assez bien!
_ Vous faites du sirop Téreise? bon plus que deux minutes ...
_ Et oui. Ah c'était le bon vieux temps. Quand je suis arrivée à Néolias j'étais déjà vieille, j'ai passé toute ma vie sur les chemins de village en village.
_ Top ! c'est fini petite enflure de merde d'enculé de raté à deux balles, va te faire mettre ... "

Ainsi dura le moment de repos du voyageur qui malgré un self-contrôle rare fini par se taper la tête par terre, et brisa la couche de neige qui le séparait de l'aire libre. Sans s'assurer que la tempête se sois calmé il se mit à courir la tête entre les mains en criant des atrocités inintelligibles. Fort heureusement la tempête s'était calmée, mieux, le ciel était visible. Un soleil gras et terne disparaissait dans un brasier céleste au loin dans un paysage dentelé et sombre. Il n'avait véritablement pas la moindre idée de l'endroit où il se trouvait, aussi décida-t-il de fuir le couchant, se souvenant d'un sublime couché de soleil sur Néolias. Reprenant ses esprit il se remit en marche. Le ciel avait prit une teinte bleu marine, deux étoiles brillaient déjà et une brise légère apportait un air glacial. A chacun de ses pas le ciel s'assombrissait un peu plus, et de nouveaux astres apparaissaient sur la voute. Modamar avait les yeux rivés sur le sol. Un sol de glace sombre sans reflets et d'une dureté décroissante. Il n'y avait pas d'horizon.
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Modamar
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MessageSujet: Re: dialogues et voyage, les péripéties solitaires du carnophage   Mer 18 Juil 2007 - 0:19

Cette nuit là il fit encore quelques pauses, il avait décidé de profiter d'une des rares nuits où les étoiles lui seraient visibles. La myriade des lucioles céleste, spectacle suffisamment impressionnant pour qu'on y prête attention n'était pas assez émouvant pour que Modamar s'y attarde et c'est pourquoi à chaque fois il se remettait vite en route.
Elément qu'il n'avait pas prévu et qui pourtant était de taille, le lever du soleil stopperait totalement son avancé. Il ne supportait un instant que cette agressivité lui brule les yeux et la peau et il devait s'arrêter à chaque source d'ombre. C'est lors d'une de ces haltes forcées qu'il remarqua au sol, un détail d'une importance relative. De l'eau liquide et de la mousse. En y réfléchissant il devait admettre que l'air s'était un peu adouci, que le sol était devenu très meuble et même boueux par endroit. Ces changements de milieux, ils ne les connaissait que trop bien, il approchait d'un marais. Il tenta dés lors ce que l'astre solaire lui interdisait depuis le début, regarder où ses pas devaient le mener. Il mit sa main en visière pour ne pas être ébloui. L'horizon n'était qu'une nappe de brouillard sombre et visiblement malsain. Modamar ne connaissait absolument pas la géographie de la région, il n'avait pas la moindre idée de la taille de ces marécages ni de ce qui pouvait se trouver après. Il fouilla dans sa mémoire, il avait déjà traverser des zones similaires, il devait s'assurer de se trouver en terrain connu. La réflexion s'imposait. Encore une fois l'exercice fut gêné par la présence de ses victimes et tendis qu'il débâtait intérieurement du pour et du contre, les injures d'une grossièreté toujours plus inovante, fusèrent de toute part. Il abandonna ses pensées et fit ce qu'il faisait toujours dans ce genre de situation, foncer tête baissée.

Il pénétra franchement dans le marais au milieu de la journée. La tempête n'avait pas encore réellement reprit même si quelques flocons de neige tombaient dans un périmètre relativement restreint autour de lui. La neige se déposait lentement au milieu de l'eau boueuse autour de lui et stagnait un moment avant de fondre. Pour le moment il ne s'enfonçait dans la vase que jusqu'aux genoux. Il savait que même à cette profondeur restreinte la noirceur de l'eau ne lui dissimulerait l'attaque d'un animal tel qu'un serpent. De ci de là se trouvaient des bosquet pour le moins chétif, quelques touffes d'herbe, un arbre mort, de la terre gelée. Il s'en servait comme d'un guide pour éviter les zones plus profondes qu'on ne pouvait distinguer dans ce marasme. Sa progression était devenue fastidieuse. Chaque pas était un effort qui lui coutait beaucoup d'énergie, il était attaqué sans cesse par une flopée d'insectes parasites et par moment des vapeur très certainement toxiques lui arrachaient d'horribles quintes de toux. Son champ visuelle était également très restreint. Malgré un soleil haut dans le ciel la zone était plongée dans une pénombre traitresse et désagréable.

Au bout de plusieurs heures de marche harassantes Modamar atteignis un ilot relativement large qui alternait plaque de glace, terre gelée, pierre et flaques de boue. Le lieux était riche en végétations, beaucoup de roseaux, et autres plantes d'eau d'une hauteur variables créant de véritables forets. Les arbres toujours rare étaient également toujours aussi mort, sec et chétifs. Malgré l'odeur pestilentielle qui régnait ici on pouvait affirmer sans trop de risque d'erreur que la faune était assez riche. Comme pour confirmer l'hypothèse qui germait dans l'esprit du carnophage, quelques rats horribles se rassemblèrent autour de lui et commencèrent à lui mordiller les pieds. Leur pelage noir et clairsemé était en piteux état, il leur manquait à chacun au moins une patte, une oreille ou un oeil et leurs têtes hideuses semblaient démesurée en comparaison de leurs corps. Pas de quoi se nourrir.

Modamar est donc assis sur une pierres il a fait un feu dont il ne reste que quelques braises. La nuit est tombée depuis longtemps et le ciel n'est qu'une infinité de ténèbres insondables. Les rats qui l'ont rejoins semblent vidés de leur forces. Ceux qui sont encore visibles semblent terrifiés. Les nuit ne sont certainement pas sures. Des hurlement bestiaux s'élèvent par moment troublant le silence de marbre que même le vent ne semble vouloir briser. Il doit garder tous ses sens en alerte. Une présence hostile rôde elle est passé à seulement quelques mètres. Il en est sur. Il se lève, se retourne, il n'y a que du noir. Son champ de vision est limité à quelques pas autour de lui. Il est attentif à chaque sons, chaque bruissement. Il y a des mouvement un peu de partout. Un grognement puis plus rien. Il n'y a plus que le froid et la boue. La fatigue corporelle et les saloperies de voix qui hurlent dans sa tête. Il se rassieds, il est déterminé à ne pas s'allonger de la nuit. Les mouvements reprennent, se rapproche, rapidement, ils sont trois, tout près, il se lève et sors une dague, il est prêt à frapper; eux aussi. Il fait quelques pas, le plus silencieusement possible. Il y en avait un là. Sa trace est toujours visible sur le sol meuble. Le Silence est revenu. Le chasseur est devenue proie, il sait qu'il doit faire attention à ses moindres gestes, sa survie dépend de son attention. Encore une fois ses victimes passées l'asseyent de leurs injures, elle savent que si il succombe à la folie il se fera tuer. Il a regagné sa place, ce manège incessant durera sans doute toute la nuit.

Les premières lueurs on réussi à percer l'épaisse couche de brouillard qui inonde le marais. Son champ de vision à considérablement gagné en diamètre aussi il décide de se remettre en marche. Les épreuves nocturnes furent terriblement fatigantes, le carnophage à une humeur massacrante, il doit sortir de ce marais avant la prochaine nuit sans quoi il ne sait s'il gardera son sang froid salvateur. Il avance écartant des tiges de roseaux, bientôt il commence à s'enfoncer dans le sol jusqu'aux chevilles. La zone est toujours aussi dense en végétation. Il ne voit pas plus que si il faisait nuit à cause de toutes ces plantes. Chaque touffe d'herbe semble être le repère d'animaux dangereux. Il croises d'énnormes araignées qui tissent d'interminables toiles, des insectes volants à l'aspect farouche et venimeux. Même les plantes sont agressives. Une liage s'accroche à sa jambe il est obligé de la couper avec sa dague. Tout l'environnement est hostile. Il force encore le pas. Il ne fait plus attention à l'endroit où il met les pieds et chacun de ses pas déplace de grande quantités d'eau. Il ne lâche plus sa dague, elle est prête à servir, elle sert déjà, découpant difficilement l'éternel rideau d'herbes hautes qui se dressent devant lui. Les grognement de la nuit dernière se font à nouveau entendre, il est suivit. Sa course le courbe, l'eau boueuse dans laquelle il s'englue lui gicle au visage. Il trébuche à plusieurs reprise. A chaque fois que sa tête plonge il voit le sol vaseux couvert d'ossement, pas tous humains. Il sent à nouveau cette présence terrifiante même si chez lui la peur n'a jamais été que haine. il se retourne pour donner un coup de dague à cette chose fantomatique qui l'asseye. Une tentacule gluante s'empare alors de sa cheville et le fait chuter, il se retrouve alors immergé et immédiatement de nouveaux membres lui attrapent les bras et la gorge. Il se débat violemment parvient à dégager un poignet qui est alors immédiatement ressaisit. Il se contracte, tente de se mettre en boule, on lui comprime la poitrine et la gorges. Ses poumons manquent déjà de réserves. La créature, un serpent sans doute, possède un total contrôle sur lui. Dans un ultime effort il mort puissamment dans la peau écailleuse, ingurgite un peu de cette eau nauséeuse. L'aire lui manque, sa vision se trouble, Judith laisse exploser la joie. Sa mâchoire se contracte dans un dernier effort. Il n'a jamais eut à bouffer vivant une chose si dure. Puis un craquement, il ressent l'instant caractéristique des dent pénétrant la chaire. Un dernier espoir, une ultime contraction, d'étaux cède, et la créature disparait en une fraction de seconde, comme si elle n'avait été qu'un mirage.
Modamar se releva péniblement, le corps meurtri, la respiration sifflante et la gorge nouée. Il ne peut retrouver tout de suite ses esprit à cause des nausée et vertiges qu'avait provoqué l'étranglement prolongé. Son corps était couvert des marques rouges témoignant de l'étreinte suffoquante du reptile, il avait peut-être même quelques os cassés mais il était vivant. Sa dague toujours en main, il n'osa bouger s'attendant à une nouvelle attaque. La prochaine erreur lui serait surement fatale mais il était perdu. Les idées s'entrellaient dans son esprit où vociférait une Judith toujours aussi délétère. Finalement, n'ayant eut aucun signe de son prédateur après une minutes d'immobilité il se remit en marche. Ses jambes avaient de plus en plus de mal à le porter mais il ne s'accorderait de repos qu'une fois sorti de ce marais.

Il n'eut que quelques minutes de répits, à peine avait-il parcourut quelques dizaines de mètres qu'à nouveaux le sifflement caractéristique de l'animal qu'il commençait à connaitre parvint à ses oreilles. Connaissant son mode d'attaque il parvint à anticiper son attaque et dés que sa cheville se trouva à nouveaux prise il se mit en boule avec promptitude et de sa dague lacéra le reptile qui ne put continuer son attaque et disparut à nouveau. Fier de cette nouvelle victoire le carnophage reprit sa fuite.

Il sortit enfin de la forêt de roseaux et tomba nés à née avec un véritable lac. Pris dans son élan il s'y enfonça même et put constater une brutal augmentation de la profondeur. En un ou deux mètres il perdait pied. L'étendue d'eau stagnante bien que large devait pouvoir se contourner facilement et il préférait perdre quelques heures à en faire le tour que de se retrouver à la merci d'une créature des eaux au beau milieu de ce marasme. A sa grande surprise il ne subit aucune nouvelle attaque, il trouva même un passage lui permettant de sensiblement écourter le contour du lac. Il dut certes nager un peu ce qui le répugnait mais il avait beaucoup à y gagner. Incroyablement il s'était habitué à l'odeur répugnante du marais et il n'avait presque plus envi de vomir. Il fut confronté à une nouvelle forêt de hautes herbes, un peu moins dance, et surtout moins étendue qui déboucha sur un nouvel îlot.
Bien que la luminosités avait recommencé à décroitre, il sentait que l'aire devenait moins danse. Un vent léger s'était levé et couchait les touffes d'herbes autour de lui. Cette fois il le savait, il arrivait au terme de cette immense flaque putride. Avançant encore, et accélérant la profondeur décroisait, le sol de vase se durcissait et la neige recommençait à tomber. C'est alors que croyant sa survie assurer il perçu à nouveaux ce sons inquiétant qui avait déclenché en lui une véritable psychose. Il se retourna et vit la surface de l'eau troublée en de multiples endroits. Les serpents se déplaçaient à présent dans une eau trop peu profonde et étaient en partie visibles. Modamar en dénombrait une bonne dizaine. Des animaux gigantesques qui devaient atteindre près d'une dizaine de mètres de longueur et arrivant très rapidement. Il savait d'instinct que la fuite ne suffirait pas et un tel combat serait épique. Il avait néanmoins le temps de rejoindre l'ilot le plus proche, ce qu'il fit avant de se mettre en position de combat. Les serpents n'attaquèrent pas tous en même temps mais profitèrent de leur nombre pour encercler Modamar. Ce dernier attendit le dernier moment pour bondir sur un des animaux, évitant un impressionnant coup de mâchoire et plantant sa dague au hasard dans le cuir écailleux de la bête. Deux autres animaux l'attaquèrent en même temps, il plongea, esquivant la charge mais se retrouvant vulnérable à leur étreinte mortel. Il donna des coups de dague à tout va, déchirant les chaires, répandant le sang mais rapidement un reptile lui immobilisa le bras. Il fit alors passer sa dague dans l'autre main et perça le corps épais et souple qui s'était enroulé autour de son bras. Un autre serpent joua de son poids pour l'écraser littéralement et rapidement deux autres l'imitèrent. Ses coup de dagues semblaient avoir de moins en moins d'effets, il avait éventré un serpent déversant autour de lui ses entrailles mais celui-ci continuait de gesticuler et faisant claquer sa mâchoire. Modamar tenta de se dégager mais ses adversaires pesaient chacun plus d'une centaine de kilos. Dans un ultime effort il parvint à se mettre en boule gagnant ainsi en résistance seulement il ne tarderait pas à mourir étouffer. Une douleur lui enflammait la poitrine, il avait certainement une ou deux côtes cassées. Il continua à donner de violent coups de dagues, puis lâcha son arme et sombra dans une absence comateuse qui dura plusieurs minutes. L'oxygène une fois de plus lui manquait. Il était entièrement recouvert de chaire sanguinolente et inerte. Remarquant cette absence de mouvement étrange il tenta de déplacer un corps. Ses bras à bout de force semblaient sur le point de se briser, sa respiration était devenue douloureuse à un point insupportable. Le corps bougea un peu sous ses efforts puis une mince ouverture s'opéra, le corps bascula enfin et tomba sur le coté ouvrant un passage pour l'aire extérieur, respirable. Exténué il retomba un moment dans un état comateux.

Quand il se réveilla une fine couche de neige recouvrait son visage. Les cadavres de quelques serpents étaient toujours là autour de lui, bloquant la partie inférieur de son corps. Il avait toujours mal aux bras et à la poitrine. Il mit près d'une heure pour se dégager entièrement des corps des reptiles. Visiblement il n'étaient pas aussi nombreux que ce qu'il avait craint, quatre cadavres, au total et un peu de nourriture. Encore un peu de repos et il se remettrait en route.
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Modamar
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MessageSujet: Re: dialogues et voyage, les péripéties solitaires du carnophage   Jeu 19 Juil 2007 - 1:01

Comble d'originalité le marais avait laissé place à la plaine comme si toute la surface de garkam n'était constitué que de ces éléments. En plus d'avoir put se nourrir un peu des serpents, modamar s'était fait des affaires de voyage avec leur peau, un sac, des espèces de chaussettes et des bandelettes suplémentaires. Ce qu'il avait tout de même préféré fut se faire un pendentif avec leurs yeux et leurs crochets. Lors du dépeçage il remarqua que sa dague s'était ébréchée, elle était sur le point de se briser et ne supporterait surement pas un autre combat.
Modamar faisait à présent des pauses très régulières pour reposer sa poitrine. Il ne parvenait toujours pas a déterminer la source du mal même si il était sur d'avoir au moins une côte cassée. Sa tempête gagna en puissance au fur et à mesure de son avancée dans la plaine rendant sa progression plus contraignante encore. Les premiers doutes quand à l'utilité de cette longue excursion ne tarderaient pas à se faire ressentir.


"Eh momo, t'a bien faillit y passer, tu te rends compte que tu n'arrête pas de nous faire de fausses joix hein?
_Moi avoir prévenu vous, mort pas vouloir de moi, moi condamné à éternel souffrance.
_Tu sais que tu peux y mettre fin. Tu vois bien que ta vie n'est que haine et souffrance, tu n'a jamais voulu cela n'est ce pas, prend pour une fois ton destin en main et met fin à tout ça !
_Très fin d'essayer de le pousser au suicide, judith, tu sais pas où je pourrais trouver la bière dans le coin?
_deuxième porte à gauche
_merci
_écoute moi Momo, sa te dérange pas que je t'appelle momo? enfin de toute façon j'me fous de ton avis, ce n'est pas compliqué, tu vois ta dague, tu la prend, tu compte six côtes du coté gauche et tu plante, pas compliqué hein! vas-y essaye!
_Moi pas pouvoir lutter contre malédiction
_Mais qu'en sais-tu ? tu n'a jamais essayé de te suicider hein ! alors vas-y suicide toi et tu verra bien ! si t'es maudit comme tu dis, qu'à tu à craindre?
_Eh judith tu m'a dis n'importe quoi, y'a même pas de deuxième porte à gauche!
_Oh toi aussi vas te suicider
_Si tu trouve pas de bière je peux te faire du sirop
_FERMEZ TOUS VOS GUEULES VOUS VOYEZ PAS QUE JE SUIS SUR LE POINT DE TUER LE CARNOPHAGE PAR SUICIDE !!!
_Toi aussi tu veux du sirop?
_ ..."

Contrairement à ce qu'il avait put penser au premier abord, le terrain où il venait d'arriver n'était pas si plat. Il le constata arrivé non sans efforts au sommet d'une dune que la platitude et l'absence de contraste avait complètement dissimulé. D'un seul coup son champ de vision s'était incroyablement élargi et cela malgré sa tempête. Il put distinguer d'autres dunes, de véritables collines, au loin une chaine de montagnes et une zone plus sombre lui indiqua l'emplacement d'une forêt. Il lui sembla qu'il s'agissait là d'une direction intéressante et après une nouvelle pause il se remit en marche. Les long voyages avaient ce point de particulier et d'intéressant de laver l'esprit, ces marches éprouvantes le privaient de pensées néfastes et même si les voix de Judith et des autres victimes l'empêchaient de profiter pleinement de cet aspect, il n'en demeurait pas moins relativement serein.

Descendre de la dune fut aussi difficile que d'y monter pour les raisons physiques qui font des pentes des
zone peu pratiquables. En accord avec ce qu'il craignait la hauteur de la dune lui avait fait faire une importante erreur d'appréciations des distances et la foret semblait s'éloigner à présent qu'il descendait. Plusieurs heures de marche furent nécessaires seulement pour avoir à nouveau la vision de l'étendue de verdure. Il était à nouveaux au sommet d'une colline de neige. Un vent puissant soufflait autour de lui faisant voler ses épais cheveux en tout sens. Il avait tenté de se redresser, action vaine qui lui avait couté un atroce mal de dos en plus de sa douleur au thorax, affin d'observer mieux une construction à l'orée de cette forêt. La cabane pouvait très certainement être habitée aussi Modamar s'en réjouit et décida de ne plus faire de pause jusqu'à l'avoir atteint. Il dut tout de même s'arrêter une fois en route pour satisfaire un besoin naturel.

La foret était bien plus impressionnante de près, chacun des arbres bien qu'apparemment peu vivant était à la fois large et haut et le contraste un peu trop net entre la plaine gelée et la forêt donnait à cette dernière l'apparence d'une forteresse ancienne et inhabitée. La cabane quand à elle était bien plus piteuse que ce à quoi il s'attendait. En fait elle devait autant regorger de vie que le reste de la forêt, c'est à dire pas grand chose. Quand Modamar s'approcha la tempête ébranla la battisse qui ne teint bon apparemment que par miracle. Il poussa la porte qui plutôt que de tourner sur ses gonds s'effondra et vola en éclat en percutant le sol. Il n'osa tout d'abord entrer de crainte que le toit ne lui tombe sur la tête mais il se décida finalement jugeant qu'il avait plus à y gagner qu'à y perdre. Composée d'une unique pièce la demeure servait véritablement de logis à un homme, un lit, un poêle, un râtelier, une table, beaucoup de désordre. Le propriétaire des lieux était là, allongé dans son lit. Son visage blanc était figé dans une expression mortuaire alliant douleur et tristesse, ses nombreuses rides attestaient de son très vieil âge et son corps était gelé, dur comme de la pierre. Du reste il n'y avait presque rien à tirer du lieu. La seul arme peut-être utilisable était une arquebuse rouillée emprisonnée dans de son maitre. Pas de placards à fouiller, pas la moindre réserve de nourriture, quelques couteaux mais certainement rien valant une dague. Il en prit deux tout de même qui n'étaient pas rouillés et les cala entre deux bandelettes. Il se résolut alors à ne pas trainer dans la cabane car ses grincement n'annonçaient rien de bon. Alors qu'il franchissait à nouveau le cadre de la porte il tomba nez à nez avec trois être étranges, bipèdes, à peine plus petit que lui, possédant une fourrure fournie, une tête plate et des croc impressionnants. Ils échangèrent quelques grognements en ricanant, l'un deux s'approcha. Sa main tenait fermement un rondin de bois qu'il s'amusa à agiter au dessus de sa tête. Il se tourna vers ses compagnons en ricanant, Modamar qui n'aimait en lui qu'un repas potentiel glissa lentement sa mains vers sa dague prêt à frapper. La créature s'approcha encore, toisa le carnophage de sa petitesse et s'amusa à le bousculer de sa main libre, comme pour le provoquer. Il se tourna en levant ses bras poilus en signe de triomphe, poussa un hurlement très animal puis n'eut le temps que sentir un objet pointu et rouillé lui transpercer la gorge. Modamar retira rapidement sa dague, et sorti du cercle formé par les trois bestioles en quelques pas. Celui qu'il avait blessé fit quelques pas en grognant et en se tenant la gorge puis bondis sur son adversaire qu'il rata largement s'écrasant au sol. Ses congénère l'imitèrent presque simultanément. Surpris par leur promptitude et la taille de leur saut Modamar ne put que se protéger le visage. Il fut renversé , sentis une mâchoire relativement tranchante se refermer sur son bras et un gourdin lui marteler l'épaule. Gardant son sang froid il visualisa celui qui lui mordait le bras et lui planta sa main libre dans l'oeil ce qui le fit lâcher prise. Il ne put en revanche parer un puissant coup à la tête qui le sonna sans pour autant l'assommer. Ayant tout de même la présence d'esprit de rouler sur le côter il parvint à esquiver une ou deux attaques, il se releva ensuite l'arme à la main prêt à frapper. Pour le moment il avait fait un mort et un borgne très énervé. C'est ce dernier qui attaqua en premier et en dernier. Aveuglé non seulement par l'absence d'un Oeil mais aussi et surtout par sa colère il fonça tête baissée. Modamar l'acheva aisément d'un simple coup de dague. Le dernier prit alors la fuite.

Ces créature pas tout à fait humanoides avaient ce défaut gênant de devoir être dépecées avant de pouvoir servir de repas. C'est en tentant de désosser l'un d'eux que la dague rendit l'âme. Les couteux, trop fin pour effectuer un tel travail, il dut se débrouiller d'une façon encore plus barbare qui lui couta un peu de nourriture. En fait il en avait suffisamment donc ce n'était pas gênant. D'ailleurs il ne mangea pas beaucoup, préférant en garder un peu pour plus tard. L'échauffourée n'avait pas amélioré ses maux, mais n'ayant prit aucun coup à la poitrine ceux ci ne furent pas aggravés. Le dangers résidait réellement dans les combats plus long car il s'essoufflait à présent rapidement. Modamar ramassa un gourdin avant de s'engouffrer dans la forêt, une forêt semblable à celle où il avait laissé les nymphe mi-mortes, un paysage riche en souvenir.
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Modamar
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MessageSujet: Re: dialogues et voyage, les péripéties solitaires du carnophage   Ven 20 Juil 2007 - 3:00

Tout dans le paysage sylvestre était digne d'être apprécier voir même loué. La lumière filtrée par le feuillage clairsemé, les ombres artistiques des grands arbres, leurs tronc larges et imposant, la voute formée par leur branche le sol craquelé par leurs racines, la végétation basse, fragile et délicate, qui se nourrit des oasis de lumière. Un tableau figé par le froid qui semblait aussi éternel que les grandes plaines. Modamar n'était pas un grand ami de la nature par essence mais il ne pouvait nier qu'un tel lieux ne le laissait pas indifférant. Le pas de la marche, du voyage, de la traversé, ce pas qui a un commencement et un but, guidé par l'esprit se mua en celui de la découverte, de l'exploration, de l'admiration, un pas lent et court guidé par les yeux et les sentiments. Il se souvint de la grande chasse dans Néolias, de ses blessures à présent cicatrisées. Il se revoyait pénétrant pour la première dans une telle cathédrale de bois et de glace. Celle-ci était encore plus impressionnante, de plus aujourd'hui, il était serein. La milice du garde manger l'avait oublié, il ne rencontrerait pas cet intrus pédant et son masque hideux. Il fit le tour d'un tronc pour juger de son diamètre, en conclus qu'on pouvait facilement y creuser un habitat, continuant sa visite il rencontra des monticules rocheux qui semblaient témoigner de la présence d'une vieille civilisation en ces lieux. Grimpant sur l'un d'entre eux il eut une vision sur la large clairière où il s'entassaient. Il décida alors qu'il passerait là la nuit. En effet la journée touchait à sa fin et il ne tarderait pas à ne plus rien voir. Il se glissa dans une cavité entre deux rochers, allongé sur un tapis de mousse. N'importe qui se serait sans doute endormi au bout de quelques minutes dans un lieu si confortable, et il le savait, Judith et téraise le savaient aussi et ne s'empêchèrent pas de lui faire remarquer. Lui il ne dormirait pas, il était condamné à ne jamais dormir et finalement tout ce confort ne faisait qu'alimenter sa tristesse. Il avait prit le réflex parfaitement inutile de se boucher les oreilles pour ne plus entendre les victimes, généralement, constatant une fois de plus que cela était inefficace il se frappais la tête sur la première surface dure qu'il trouvait et finissait par se scarifier à l'aide de ses ongles.

Dés que les premières lueurs lui permirent de se déplacer normalement il se leva et se mit en marche. Il avait eut du mal à ne pas céder et savait d'instinct qu'une nouvelle crise approchait. Il devrait seulement la retarder le plus possible affin de soulager son torse.
Le premier problème qu'il rencontra fut la direction à prendre. Il n'avait pas eut la présence d'esprit de prendre des repères et il ne pouvait plus estimer d'où il venait. En fait il n'en avait que faire et continua à rythme ralentit son exploration. Il ne mit pas longtemps à découvrir qu'il s'était trompé de direction. En quelques dizaines de minutes il s'était à nouveau trouvé à l'orée de la forêt, à quelques deux cents mètres de la cabane. Les cadavres déchiquetés des créatures des neiges gisaient toujours au beau milieu d'une marre de sang. Ce spectacle lui arracha un léger sourire puis s'apprêtant à faire demi-tour il vit des silhouette au loin. Il se rapprocha de l'arbre le plus proche pour s'en servir de cachette et ajusta son regard. Il devait bien y avoir une vingtaine d'individus qui marchaient vers la cabane formant un groupe compacte. Après observation de leur démarche et de leur taille on pouvait facilement conclure que la majorité d'entre eux étaient de la même race que les créature que Modamar avait massacré. Un seul d'entre eux échappait à la règle. Il les dépassait tous mesurant près de trois fois leur taille, son pas était lourd et nerveux et le rondin de bois qui lui servait d'arme devait pouvoir broyer les os comme du petit bois. Continuant de les observer Modamar déduit qu'ils étaient à sa recherche, sans doute pour se venger de la mort de deux de leur congénères. Il se demandait seulement si leurs sens leur permettraient de suivre sa trace, aussi décida-t-il de ne pas les perdre de vue. A vrai dire suivre la petite tribu qui commençait à s'enfoncer dans forêt n'était pas d'une grande difficulté. Ils étaient non seulement bruyant mais laissaient en plus des traces visibles de leur passage, notamment leurs pied griffus qui laissaient de petites rayures dans le sol gelé. Voir toutes ces petites créatures s'agiter autour de leur géant était à la fois cocasse et plaisant. Leurs gesticulation permanentes étaient ridicules, il se chamaillaient sans cesse comme des enfants, aussi après avoir éprouvé une certaine crainte, Modamar ne pouvait que se délecter du spectacle, sa filature étant devenue une vrai ballade de santé. La scène prit un tournant intéressant quand il remarqua que ces êtres étaient réellement en état de suivre sa piste. Il firent une halte dans les ruines où ils adoptèrent un comportement très solennel et respectueux. Le comique gagna en intensité lorsque la piste les mena à nouveau à l'orée de la forêt, précisément devant la cabane puis à nouveau dans les ruines et ainsi de suite pendant plusieurs heures.

A cet instant le Carnophage, qui passait jusque là une journée fort divertissante, avait commit l'erreur grossière de prendre ses poursuivants pour des être incapables de la moindre réflexion. En effet le jeu devint très complexe, le groupe s'étant divisé, une moitié continuant de suivre ses trace dans le sens initial, l'autre les remontant dans le sens inverse. Ce dernier le trouverait en quelques minutes s'il ne trouvait pas une solution adéquate. Il avisa les arbres autour de lui, le groupe approchant, s'il bougeait il serait repéré et il n'avait presque aucune échappatoire. Il prépara ses armes, se cola contre l'arbre qui le cachait. S'il ne parvenait pas à éviter le conflit, il prendrait la fuite en tuant ceux qui entraveraient sa route. N'ayant pas le contacte visuelle Modamar du évaluer leur approche aux sons de leurs voix. Quand elle furent toute proche il commença lentement à pivoter autour de l'arbre pour ne pas être vu, un pas, puis deux, les grognement sont si proche qu'il ne saurait dire d'où ils viennent. Soudain se dresse devant lui la silhouette poilue d'une de ces créature, il fait de grands gestes avec son gourdin en hurlant pour ameuter les autres. D'un coup vif Modamar lui plante un couteau dans la poitrine et le bouscule pour prendre la fuite mais il tient bon et tente de lui rendre son attaque d'un coup de gourdin maladroit. Un autre couteau se plante alors dans sa gorge. Deux de ses congénères apparaissent alors derrière lui, Modamar fait volte face pour s'enfuir mais trois autres lui barrent la route et il est encerclé. Modamar s'adosse au tronc, un couteau ensanglanté dans chaque main. Il sait que l'attaque viendra simultanément de ses cinq adversaires, il feint alors une attaque, l'un d'eux réagit, bondis, est imité par ses compagnons comme lors de la bagarre devant la cabane. Il se jette alors au sol en une esquive préméditée et en quelques roulement s'échappe de la mêlée. Il se mit alors à courir, esquive une de ces bestioles qui lui barre le chemin en se jetant littéralement sur le coté. Son stratagème fonctionnait à un détail près. Il n'avait pas estimé la vitesse de course de ses adversaires aussi il fut vite rattrapé et plaqué au sol. Sa douleur thoracique ravivée lui coupa momentané le souffle, il se prit un coup de gourdin dans le dos, roula se releva en hurlant. L'espèce de gnome intimidé sursaute puis se lance dans une attaque aussi maladroite que celle de son compagnon, ratant largement sa cible qui fit des pas en arrière, et contre attaqua lui balafrant le visage. Ce n'était pas suffisant, déjà d'autres arrivaient toujours aussi hargneux. Modamar continua de reculer. Les ruines n'étaient pas loin et il n'avait peut s'empêcher d'observer leur changement de comportement en ce lieux. Un filet de sang coulait depuis son front, il commençait à avoir vraiment mal à la tête.

Quelques stratagèmes et une centaine de mètre plus loin, Modamar se trouvait au beau milieu des espèce de ruines où il avait passé la nuit. Comme il l'avait prévu ses adversaires avaient calmé leur jeu et n'osaient plus attaquer. Ce genre de comportement absurde n'était en théorie possible que d'une société possédant un minimum de structure, ce qui aurait put contribuer au comique développé durant la journée seulement Modamar n'avait plus la moindre envie de rire. Bien qu'ayant blessé plusieurs adversaires, il avait également subit des coup qui bien que superficiels commençaient à l'abrutir. Pour le moment ses ennemis se contentaient de l'encercler, ne lui laissant pas d'échappatoire possible. Seul le géant qui les accompagnait brisa mysticisme ambiant pénétrant dans le cercle. Un Ultime combat singulier, et après? Quoi qu'il en fut il n'avait pas le choix. Il laissa son adversaire approcher, s'apprêtant à esquiver son attaque, histoire de le jauger. Si son adresse au combat équivalait à celle de ses miniatures il n'y avait pas grand chose à craindre. Le gourdin se lève et s'abaisse frappant le sol avec une force ravageuse. Modamar a tout juste le temps de se jeter sur le coter. Le géant qui mesure près de trois mètres de haut continue ses attaques avec une persévérance bestiale que le Carnophage peut assimiler facilement. Juste après une esquive il se jette à ses pied et lui entaille le tendon d'achille de trois coups de couteaux. Le monstre lève le pied et tente de l'écraser mais son pied n'est plus un appuis sur, il perd l'équilibre et s'effondre en gémissant. Modamar observe la tribu en se relevant, leurs visages à la fois incrédules et terrifiés. Le géant veut se relever mais il est pataud, on lui grimpe sur le dos, s'agrippant à ses long poils sales et grisâtres, sa gorges est un point faible qui ne tarde pas à être transpercée en plusieurs parts. Un Carnophage vainqueur bien qu'amoché s'écarte alors de la créature qui continue de gesticuler en agonisant, répandant son sang sur les pierres. Les petits être des neiges complètement abasourdis rompent alors le cercle et se massent autour de leur géant déchut, un instant oublient le Carnophage qui met discrètement les voiles.
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MessageSujet: Re: dialogues et voyage, les péripéties solitaires du carnophage   Dim 22 Juil 2007 - 0:03

"Eh momo
_Quoi?
_Tu sais ces hommes des neiges que tu t'es amusé à massacrer...
_Oui et alors?
_C'est pas la première fois que j'en vois, vu que j'avais déjà bien voyagé avant qu'on te trouve j'en ai rencontré.
_Moi sur que vous avoir fuit, vous lâche
_En réalité ces hommes des neiges sont pacifiques, il n'attaquent pas les voyageurs et se nourrissent de végétaux, et de petits animaux forestiers...
_N'importe quoi...
_Les premiers que tu as tué voulaient seulement jouer avec toi !
_Moi aussi jouer avec eux !
_Pauvre larve, tu étais tout simplement terrifié par leurs tronches aussi hideuses que la tienne, tu t'es mit tout seul dans un beau pétrin, ils ne cesseront jamais de te poursuivre, et quand il te rattraperont il te feront subir les pires tortures ! Tu n'es qu'une merde destinée à crever de milles blessures !"

Modamar était à présent au beau milieu de la forêt, les arbres étaient donc plus épais, mais aussi plus rapprochés, leurs racines épaisses et noueuses créaient un sol particulièrement irrégulier et glissant du fait de la glace. C'était un paysage de ténèbres et d'oasis lumineuse, un lieu au silence parfait d'une sérénité irréaliste. C'était précisément le genre d'endroit que modamar chérissait. Il aurait aimé pouvoir y rester une éternité mais toute médaille ayant son revers, il n'y avait pas beaucoup de quoi se nourrir ici sans changer radicalement de régime alimentaire. En outre, être traqué par les hommes des neiges ne lé dérangeait plus à présent, il savait qu'il les entendrait arrivé de très loin et estimait avoir pris suffisamment d'avance pour se permettre une pause. En fait ce fut bien plus qu'une pause. Il s'arrêta près de trois jours dans ces abysses sylvestres, profitant du calme et de la solitude comme il l'avait rarement fait. Il se rendit rapidement compte que sa poitrine allait mieux. En réalité il se remettait là de la plupart des maux qui l'avaient prit depuis le début de ce voyage et bénéficiait d'une véritable cure. Il ignorait si ce lieux avait des propriétés bénéfiques autre que sa beauté et son silence mais il n'aurait pas été étonné qu'une force sanctive profite à tout être passant par ici.
Outre cela Modamar eut une des rares occasions de réfléchir, sur sa vie et sur son avenir. En effet cela pouvait paraitre étrange mais lui, le Carnophage, le multi-maudit, il avait bel et bien un avenir et des projets. Il avait en outre une envie de plus en plus pressante de s'établir, de raréfier ses voyages, fonder une entreprise qui lui assurerait un petit bénéfice affin de se familiariser avec la vie des hommes, de mieux pouvoir les infiltrer et enfin de faciliter ses meurtre et peut-être même en profiter d'avantage. Il ouvrirait surement une boutique dans Néolias. L'idée lui avait prit il y a un moment de cela. Une boutique d'art où il pourrait exposer ses oeuvres et les vendre. Surtout les exposer après réflexion... Il avait déjà commencé à réunir quelques bibelots de ses voyages, des crânes, des ossements, des yeux assez bien conservés, des mains et nombre d'autres petites choses sur lesquelles il pouvait s'amuser ou s'exercer. Sans compter qu'il pourrait aisément déterrer quelques cadavre du cimetière de Néolias. Son plan semblait tenir la route, il lui suffirait de vendre ces objets à un prix exorbitant pour leur faire croire que ça a de la valeur, et les rares ventes qu'il ferait pourraient ainsi le sustenter pendant une période tout à fait raisonnable.
Evidement Judith et téraise ne purent s'empêcher de dénigrer son plan, l'insultant avec mépris, même Tarask que l'idée avait dégouté avait prit la parole pour expliquer que personne ne débourserait pour acheter un cadavre rafistolé en oeuvre d'art à un tel prix et qu'il ferait mieux de se trouver un petit lopin de terre à cultiver à l'orée d'une forêt et de louer les services d'un maitre druide. Dans l'ensemble cela ne fit que le conforter dans son idée et il gagnait même en enthousiasme , une pointe d'impatience germa dans son esprit. Il avait hâte d'y être. Avant de quitter le coeur si noir de la forêt il grimpa au sommet d'un arbre, cueillit quelques feuille et cassa une branche pour se faire un bâton de marche.

Son départ fut d'une incroyable lenteur, comme s'il ne pouvait ce séparer du lieu qu'il quittait mais rapidement son pas pris de l'ampleur et bientôt il ne pensait plus à ce paysage, le sol avait prit un légère pente, et déjà les lieux gagnaient en luminosité. Mêmes les espèces d'arbres s'altéraient passant progressivement des feuillus aux conifères. Ces changements ne se firent réellement sentir qu'en fin de journée, alors qu'il avait marché des heures durant. Petit à petit le sol prenait un aspect rocailleux, la pente s'accentuait et les arbres de plus en plus fins commençaient à être très espacés. Il gagna l'orée le lendemain. Il avait alors beaucoup perdu en rapidité car il devait escalader autant qu'il marchait. D'imposants rochers commençaient à prendre la place de la végétation, qui alliés à la pente créaient des passages de plus en plus difficiles à franchir. Dans l'après-midi, laissant derrière lui les derniers tronc, il eut la vision qui confirma ses estimations. Devant lui se dressait une imposant chaine de montagnes. Les pics finement dentelés se succédaient de par et d'autre arborant une fierté majestueuse, colosses immuables à l'épreuve des hommes et du temps. C'était là la dernière et sans doute la plus ardue, étape de ce voyage, qui aura mené le Carnophage au travers de Garkam.
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MessageSujet: Re: dialogues et voyage, les péripéties solitaires du carnophage   Lun 23 Juil 2007 - 1:55

Quand il s'était fait son bâton de marche, Modamar n'avait pas pensé devoir s'en servir si rapidement. Il avait déjà ce projet impétueux de se rendre dans les monts en sortant du marais et finalement cela l'arrangeait. Traverser une nouvelle plaine n'aurait pas été d'un grand intérêt en réalité, ce paysage plat composé uniquement de blanc avait commencé à le lasser.
Sa première demi-journée de marche avait été une véritable découverte accompagné d'enthousiasme et de vivacité. La pente déjà assez ardue l'obligeait à effectuer de larges lacets et son bâton n'était évidement pas de trop dans cette nouvelle épreuve. Il apportait en effet un appuis qui stabilisait grandement son pas. A plusieurs reprise il manqua de glisser et dévaler en quelques minutes la pente qu'il avait mis des heures à escalader, à chaque fois son agilité remarquable sans être exceptionnelle le tirait de ce faut pas et il savait que sans son bâton ces situations précaires se répèteraient bien d'avantage. Comme en plaine le sol était gelé en de nombreux endroits et n'était évidement pas toujours d'une grande fiabilité, heureusement toutefois que la pierre, en abondance, fournissait des prises sure.
En fin de journée, tendis que le soleil distribuait ses derniers rayons il atteint un plateau étroit offrant un lieu de repos. S'asseyant sur une pierre pour reprendre son souffle il observa les derniers instants de ce coucher de soleil. Sans s'être beaucoup élevé il avait déjà une vision très large de la plaine et pouvait presque retracer sa route. La Forêt qu'il avait traversé avec tant de profit était plus large qu'il ne l'avait estimé et s'étendait presque jusqu'à l'horizon. Il n'avait pas encore la vue du marais, un lieu où même lui ne remettrait pas les pieds.
Il observa également ses bagages. Pas grand chose à vrai dire. Il ne lui restait que ses deux couteaux, des bandelettes de rechanges durcies par le froid et un peu de viande gelée dont il s'était fait une provision avant d'entrer dans la forêt. Il décida de la finir maintenant jugeant qu'elle perdrait de sa qualité s'il attendait plus longtemps. Il dut la pétrir longuement affin de la délivrer de l'emprise de la glace et la mangea lentement devant mastiquer plus qu'à l'accoutumé. Au final ce repas avait été une véritable corvée. Il avait la bouche engourdie et il se demandait si son ventre, quoique résistant, supporterait une telle viande. Il n'attendit pas plus, se leva et se remit en marche. La nuit maintenant tombée n'était pas totalement noir, un vent puissant s'était mis à souffler mais le ciel était resté assez dégagé pour que la lumière froide des astres nocturnes baigne le paysage.
Sa progression, dans le noir, devenait aussi hasardeuse que dangereuse. Les plaques de glace n'étaient pas aussi visibles que de jour et étaient ainsi d'autant plus traitresse. Les monticules rocheux qui lui barraient la route étaient également autant de piège dans lesquels il ne fallait pas tomber. Encore une fois la présence de son bâton fut particulièrement appréciable. Il n'eut à déplorer qu'un accident majeur qui lui écorcha tout le coté droit. La plaie qui n'était absolument pas profonde ne saigna presque pas et ferait une jolie croute le lendemain.
Ce dernier ne tarda pas à pointer le bout de son nez. Modamar qui était alors dans l'ombre de la montagne put observer la lumière se répandre lentement dans le ciel et la plaine tout en le délaissant. D'imposantes masse nuageuse avaient élu domicile entourant le sommet qu'il projetait d'atteindre en premier. Une tempête serait probablement la pire chose qui puisse lui arriver ici et pourtant il était destiné à la subir et sans doute plus tôt que prévu.
Cela ne l'empêcha pas de profiter de la monté qui avait prit un tournant singulier. La pente douce et plus ou moins terreuse qu'il avait eut à monter jusque là avait laissé place à de grande plaques rocheuses à l'aspect de falaise mais que l'inclinaison heureusement favorable rendrait assez facile à escalader. Il s'y lança sans la moindre hésitation. D'abord une main agrippant la première cavité et servant d'appuis permettant de hisser le reste du corps. Puis un pied se calant dans une prise biscornue, un autre non loin, une extension lui permettant d'agripper une autre prise un peu plus haut et ainsi de suite. Fort heureusement la paroi n'était ni lisse ni glissante rendant la montée assez intuitive. D'ailleurs celle-ci n'étant pas excessivement longue elle ne dura qu'une dizaine de minutes tout au plus. L'exercice dut malheureusement bientôt être renouvelé. Heureusement pour lui Modamar n'avait pas encore regardé derrière lui.

La tempête commença dans l'après midi. Modamar avait depuis peu jugé que le pic, trop escarpé n'était pas à sa porté tendis qu'un col non loin lui donnerait sans doute accès à de nouveaux horizons. Il avait passé avec brio les quelques espèces de falaises qu'il avait rencontré sans se rendre compte qu'il était suspendu au dessus du vide et à présent la pente, plus douce avait prit un caractère reposant. C'est alors que le vent déjà présent devint déstabilisant par sa puissance. Les nuages, très proches n'avaient pas encore craché leur flocons et il avait encore une chance d'atteindre ce col avant de devoir définitivement s'arrêter. Par moment il devait littéralement se coller à la paroi pour n'offrir aucune prise au vent, il rampait et même ainsi chaque mètre gagné était une épreuve. Contrairement au bas de la montagne, il y avait ici une épaisse couche de neige qui portée par l'aire pouvait facilement l'ensevelir. Cette ascension éprouvante l'obligea à effectuer des pause relativement fréquente mais il put tout de même rallier le col dans la soirée. La tempête n'avait pas dégénéré durant la journée mais elle pouvait très bien le faire dans la nuit. Dans l'obscurité total il n'aurait sans doute pas la moindre chance de s'en tirer.
Il redescendit sur l'autre versant sans avoir profité de la vue avec une maladresse accentuée par la fatigue. Ses chutes de plus en plus en plus fréquentes lui faisaient dévaler plusieurs mètres d'un coup et risquaient de le précipiter dans le vide pour le fracasser au sol. Il crut véritablement à un miracle quand enfin sous ses pied il sentit un sol plat, sans la moindre sensation de pente, un sol sur et salvateur. Sans même chercher plus loin il s'y établit le temps de retrouver de la luminosité. Les intempérie gagnaient toujours en intensité et tout mouvement lui était à présent interdit.

La nuit fut finalement peu éprouvant physiquement mais mentalement elle fut un véritable calvaire. La précarité de sa situation suffisait déjà à le déstabiliser et lui arrachait ses derniers brins de sérénité et à présent il était bien plus sensibles aux attaques conjuguées de ses différentes victimes. Judith était bien évidement la plus virulente mais elle avait motivé plusieurs âmes endormies et il ne put passer une seconde sans être injurié. Leur discours qui avait commencé sur de banales insultes s'était mué en un débat interminable visant à le faire criser ce qui au vue des circonstances serait fatal. Les attaques diverse, toutes d'une bassesse et d'une fourberie rare l'avait poussé jusque dans les recoins les plus fermés de son esprit et il était à un point où seule la souffrance physique pouvait encore le secourir. Commençant par se ronger les bras il s'attaqua rapidement à sa propre tête, se plongeant les ongles dans la peau et se frappant le crâne contre le sol. Par plusieurs fois il hurla comme si on l'étripait mais ses cris, particulièrement stridents furent couverts par les rafales et parfois ne parvinrent pas même à ses oreilles. La torture dura toute la nuit et Modamar qui n'avait pas même remarqué que le temps s'était calmé continuait de se mutiler.

Les premiers rayons de soleils furent une véritable libération. Ils avaient comme chassé la nuit et la tempête lui redonnant un brin d'espoir et de lucidité. Il se leva, observant les alentours. Un unique détail d'une immense importance le troubla immédiatement: Le sol sur lequel il se trouvait n'était pas naturel. Il s'agissait d'une terrasse grossière dont on ne pouvait plus remarquer que les bloques de pierre taillé, dont la seule forme témoignait d'une forme de vie passé. Sa curiosité s'enflamma d'un seul coup. Il explora un peu les lieux. Il ne découvrit dans un premier temps rien d'autre que la pierre sombre mais bientôt se rendit compte que d'autres constructions similaires se répétaient sur ce versant ci. Les avisant dans leur globalité il se rendit compte qu'il s'agissait d'une très ancienne route. Celle-ci était si vielle que les morceaux éparse qu'il en restait ne signifiaient rien en eux même. Il agissaient à présent comme autant de points de repère lui donnant une direction à suivre.
Suivant la piste d'un pas fatigué il reconsidéra son état suite à cette nuit de trouble. Il saignait en de nombreux points et il était surement préférable de ne pas laisser l'hémorragie perdurer. Il se saisit des dernière bandelette qu'il lui restait et s'en fit des pansements. Il en utilisa aussi pour se protéger les mains qui souffraient de l'escalade. En milieu de journée un cri attira son attention. Levant les yeux au ciel il vit des formes de déplacer en cercle concentriques au dessus de sa tête. Des volatils de mauvais augure qu'il aurait préféré ne pas rencontrer mais qui pourraient éventuellement lui servir de repas. Il s'assura avant de continuer que ses couteaux étaient bien à porté.
La destination finale de ce périple se dessina durant l'après-midi. La route menait à une construction fortifiée adossée à la paroi de la montagne. Ses murs pour la plupart effondrés entouraient une petite tour de guet assez miteuse. Il la visiterait espérant y trouver quelques richesses puis continuerait de longer la montagne jusqu'au prochain col pour redescendre dans la plaine et rentrer ensuite à Néolias.
Il ne fut au pied de la tour qu'en fin d'après midi. Le soleil ne tarderait pas de passer derrière la crête pour plonger tout le massif dans l'ombre. La tour était plus impressionnante vue de près. Les remparts biens que déchus offraient toujours une protection d'ailleurs ne trouvant pas d'entrée le carnophage dut les escalader. Il manqua à ce propos d'être ensevelit sous la portion de mur qu'il escaladait et qui s'effondra sous son poids. L'entrée de la tour avait été en partie obstruée par un éboulement, contrairement à ce que l'on aurait put penser les escalier s'enfonçait au lieu de monter. Après une seconde d'hésitation Modamar se glissa dans l'interstice et descendit dans les ténèbres de la construction.
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MessageSujet: Re: dialogues et voyage, les péripéties solitaires du carnophage   Mar 24 Juil 2007 - 0:45

Cela en surprendra plus d'un et Modamar le premier mais ce dernier ( les premiers seront les derniers ... eum restons concentrés ) n'avait jusqu'alors jamais gravis ou dégravis d'escalier. Il n'avait donc jamais put se rendre compte qu'il possédait aussi une malédiction qui le faisait tomber dans les escalier. Quelle ne fut pas sa surprise lorsque son pied pourtant fermement posé sur une marche qui ne glissait pas, glissa, l'entrainant avec lui. Il dévala ainsi toute la descente d'un trait gagnant pour sa rapidité un puissant mal de dos. Il était à présent dans une salle plongée dans les ténèbres, seul un fin rayon de lumière provenant des escalier qu'il venait de dévaler lui permettait de voir un peu. La seul chose qu'il pouvait distinguer était à ses pieds, un cadavre humain à l'état de squelette tenant une torche éteinte sans doute depuis longtemps. Il Se devait d'avouer qu'allumer cet objet était sa seul chance d'avancer dans les lieux. Il la ramassa la détachant des ossements et ramassa deux cailloux qu'il commença à frapper l'un contre l'autre avec méfiances. Une chose étrange était la peur que pouvait éprouver le Carnophage en présence de feu. Il ne comprenait pas pourquoi, c'était parfaitement irrationnel et incurable aussi il en avait déduit que c'était une nouvelle malédiction. Quand la torche s'enflamma il recula de plusieurs pas sous l'effet de la surprise. Il s'avança lentement vers la ,désormais unique, source de lumière et s'en saisit à bout de bras. Tendis qu'il marchait il s'assura toujours que la flamme était le plus loin possible de lui. Il fit quelques pas, observant la salle. Elle était circulaire et assez basse de plafond. Une cavité dans le fond de la pièce était toujours baignée dans les ténèbres et devait mener sur un escalier. Il s'approcha puis entendit un espèce de grincement derrière lui. Se retournant d'un bond il se retrouva nez à nez avec le squelette à qui il avait pris la torche. Ce dernier se tenait debout, deux ou trois pièce d'armure semblaient tenir comme par enchantement sur son corps décharné mais il n'avait aucune arme. Des mouvements saccadés il s'approcha et tendis ses main vers Modamar. Sans hésiter le Carnophage lui assena un violent coup de la torche dans la tête ce qui le renversa, profitant de son état de supériorité il lui écrasa le crâne d'un puissant coup de pied, puis pour s'assurer qu'il en avait bel et bien fini il se mit à sauter sur son thorax pour broyer ses os qui cédèrent comme de branchages sec. Il se recula un peu reprenant ses esprit. Il avait un peu paniqué mais s'en était sorti. Le squelette ne se relèverait pas.

Le couloir du fond menait sur une nouvelle série d'escalier descendants. En colimaçon cette fois. Il mit lentement son pied sur la première marche puis se sentit comme happé par le vide et dévala encore les marches. La chute lui sembla longue, elle fut assurément très douloureuse. Il venait d'atterrir (c'était bien le mot ) dans un couloir long et sombre. Plusieurs coursives démarraient sur les cotés. Il avança prudemment. Le sol de dalles semblait sur, le plafond aussi bien qu'en mauvais état, aucun risque d'effondrement, il avança. La lueur tremblotantes de sa flamme créait une atmosphère assez particulière assez dérangeante. La moindre aspérité sur le mur créait des ombres étrange et instables qui se déplaçaient sur les murs comme des reptiles. La première coursive qu'il put observer s'arrêtait nette sur une imposante porte blindée munie d'un judas, d'un verrou et de gonds impressionnants. Il observa le mécanisme. Le verrou était trop rouillé pour être encore actionné mais il n'était pas en place. Lentement Modamar poussa la porte. Encore une fois il fut confronté à d'épaisses ténèbres mais elle ne cachaient rien d'inattendu. Comme il le craignait la salle n'était qu'une simple geôle. Des chaines pendues aux murs gardaient toujours prisonnier quelques squelettes. Le sol était incroyablement sale, il remarqua quelques toiles d'araignée. Avec un pointe de déception, il ressortit et décida d'examiner la cellule suivante. Cette fois la porte avait été enfoncée. Les cadavres n'étaient plus aux murs mais au sol. Il y avait quelques armes. Il ramassa une épée courte cassée aux deux tiers dont la lame ne faisait plus qu'une trentaine de centimètres, c'était plus ou moins le genre d'arme dont il avait besoin, aussi il posa son bâton désormais inutile contre un mur. Sa fouille ne donna rien de plus ici. Il y avait deux autres cellules. Chacune d'elle était plus ou moins dans le même état. Au bout du couloir il y avait une porte en bois entre-ouverte. Il dut la tirer pour l'ouvrir, elle grinça bruyamment avant de laisser le passage sur une nouvelle pièce. Celle-ci enfin était un peu plus meublée. Une large table en son centre en attestait. Il y avait également, adossé aux murs, des râteliers sur lesquels trainaient encore une ou deux piques, et des épées semblables à celle qu'il avait ramassé. Un cadavre en armure était avachi sur la table, plusieurs flèches lui transperçaient le corps. Il n'y avait rien d'autre que quelques chaises renversées et l'entrée d'un autre couloir. Il poussa la porte lentement puis se retint sentant comme un souffle. Il se retourna en sursaut prêt à frapper de chacune de ses armes mais aucun adversaire n'était là pour subir ses coups. Après quelques secondes de perplexité son attention se reporta sur la porte. Il s'attendait à l'avoir vu bougée mais non. Elle était resté dans l'état où il l'avait laissé. Le souffle, un courant d'aire plutôt venait de derrière ce panneau de bois. Il se décida finalement à le pousser. Et découvrit un couloir et une abime.

C'était comme si tout un pan de la montagne s'était effondré emportant avec elle les salles et les couloirs, ne laissant qu'un gouffre béant et ténébreux. Il s'avança lentement. Le courant d'aire fit voler un peu ses cheveux puis retomba. Il déplaça sa torche cherchant à découvrir au maximum jusqu'où s'étendait la cavité mais toujours ce noir sans fin dans toutes les directions. il percevait tout de même le bruissement lointain d'un courant d'eau mais il préférait ne pas savoir de quoi il en était. Il retourna dans la salle d'arme mais cette fois l'ennemi était là. Le squelette avachi sur la table s'était levé et il avançait avec une maladresse de nouveau né, une épée à la main. Il émettait un râle lent et faible. Modamar se jeta suer lui, parant avec son épée le coup du squelette il put aisément lui planter la torche dans la tête, puis voyant son adversaire déstabilisé lui trancha un bras puis le rua de coups jusqu'à ce que sa carcasse s'effondre mollement au sol. Il ne comprenait pas comment ces pauvres créatures pouvait être d'un quelconque danger et donc pourquoi la panique l'assaillait chaque fois qu'il voyait un de ces tas d'ossement se mettre en mouvement. Il calma un moment sa respiration puis se rendit compte qu'un râle similaire à celui émis par ce squelette provenait des geôles. Non pas un, une multitude. Il tourna la tête vers ce couloir et perçu distinctement des mouvements dans les ténèbres. Soudain une flèche fusa, sifflant à quelques centimètres de son oreille. Sans attendre il fit un bond de coté tendis que deux autres traversaient la salle. Cette fois il était complètement perdu. Son coeur battait à une vitesse effrayante et il n'avait pas la moindre idée de la direction à prendre, du choix à faire. Il voulut attendre les squelettes et les abatres un par un. Mais les premiers déboulèrent dans la salle en formation serrée, armées de lances, d'épées et d'arc. Il avisa rapidement la table, la contourna au pas de course évitant de justesse une flèche et renversa le meuble pour s'en faire un abri. Deux "POC" lui annoncèrent que des flèches venaient de se planter dans le bois qui le protégeais. Il inspira longuement puis poussa de toute ses forces l'imposante masse de bois, chargeant littéralement sur ses ennemis. Le stratagème n'eut qu'une efficacité limité. Il faucha quelques guerriers mais fut bloqué sans pouvoir obstruer l'entrée. Il donna au hasard des coup de sa torche et de son épée n'osant à peine fixer les tas d'os qui commençaient à l'encercler. Ne pouvant stopper leur progression il fut contraint de reculer jusqu'au gouffre. Il ferma la porte derrière lui et la maintint close de son corps. Bientôt des secousses lui apprirent qu'on essayait d'enfoncer son dernier cercle protecteur. Il mit d'avantage de vigueur dans son travail. Mais même s'il tenait bon, où cela le mènerait? Il finirait par crever de faim ou de soif. Les coups se firent plus violents. Chacun d'eux lui faisant faire des bond de près de 50 centimètres. Finalement il lâcha prise après à peine plus d'une minute de résistance. La porte s'ouvrit à la volée l'envoyant valser quelques mètres plus loin, dans le noir de l'abysse.

La chute ne fut pas si longue, ni si dure. Il fut projeté dans une rivière souterraine qui bien qu'étroite était assez profonde. L'eau était proche du gel et l'aurait peut-être tué en quelques minutes si il n'avait pas développé cette incroyable résistance au froid depuis ses années d'errance dans les plaines gelées. Un courant puissant le porta longtemps. Il traversait les ténèbres et la roche.
Ce n'est qu'au bout de plusieurs dizaines de minutes qu'il sentit le courant ralentir. Le passage s'était également sensiblement élargit et enfin il ne put dire tout de suite si l'endroit était moins sombre ou s'il il s'était habitué au noir mais il voyait bien mieux. Il parvenait à distinguer la voute, haute et naturel, de la grotte. D'imposants piliers de calcaire s'élevaient de ci, de là lui donnant une idée de la largeur de la caverne. Il lui sembla voir une source lumineuse, droit devant lui, peut-être l'autre bout. Il nagea et se rendit rapidement compte qu'un ilot s'élevait au centre du lieux. Une construction y était placée et était illuminée de plusieurs torches. Modamar ne tarda pas à l'avoir rejoint, sortant de l'eau il se secoua le corps et se frictionna la poitrine pour se réchauffer.
Il s'agissait ni plus ni moins d'une habitation circulaire, en pierre et à l'aspect d'une hutte. Une petite embarcation était amarrée. La Hutte était sans nul doute celle d'un homme de magie. De nombreux grimoires étaient entassés un peu partout autour d'un plan de travail équipé d'une bougie presque intégralement consumée. Pas de squelette ni de trace du propriétaire des lieux, seulement un coffre de taille moyenne. Un simple cadenas le maintenait fermé, il le fit sauter à l'aide de l'épée qu'il n'avait pas lâché. Celle-ci se brisa en même tempes que la protection du coffre la raccourcissant à la taille d'un couteau long. Quand il voulut ouvrir il sentit une résistance. Il secoua le coffre, lui donna un coup de poing à s'en casser la phalange mais ne put avoir raison de lui. Il le souleva, il était lourd mais déplaçable aussi il n'eut pas trop de mal à le placer sur l'embarcation. Modamar n'eut plus qu'à s'équiper d'une nouvelle torche et à défaire les amarres. La barque se mit d'elle même en mouvement portée par un courant très faible. Le Carnophage fut tout de même contraint de ramer. Il arriva bientôt à nouveaux dans une gorge plus étroite avec plus de courant. L'embarcation prit de la vitesse et Modamar dut s'assurer à l'aide d'une rame que sa barque ne se fracasse pas contre les parois abruptes. Elle manqua de se disloquer à plusieurs reprise dans des zones de rapide mais elle semblait avoir été bâtie pour supporter ces épreuves et après environ deux heures d'une navigation véritablement harassante, il fut à l'aire libre.

Le ciel nocturne était couvert mais pas menaçant et finalement c'était un véritable délivrance. Lâchant les commande, le Carnophage s'avachit dans la barque et la laissa continuer un peu sa route avant de s'échouer. Il devait récupérer un peu, se remettre de la rencontre avec les squelettes vivants, chose qu'il n'aurait jamais crut possible, se remettre de sa longue baignade qui lui avait gelé les membres jusqu'à l'os, et finalement de cette course effrénée sur cette rivière souterraine. Ayant toujours été un voyageur Modamar n'avait jusque là jamais été aventurier. Quand il se leva il avisa ce coffre, la récompense pour tous ses efforts, il le saisit, le tira hors de la barque, le hissa au dessus de sa tête et le jeta au sol.


Mj :

Tu ouvres le coffre et tu découvre,

-Un livre sur les milles et une façon de cuisiner les partit du corps humains
-Une dague de sacrifice => Force+1d6 dégats
-Une cape noir avec capuche
-600po
-Une dague avec enchantement anti mort vivant => Force dégats, cause +2d6dgts contre tout le bestiaire mort vivant.
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MessageSujet: Re: dialogues et voyage, les péripéties solitaires du carnophage   Mar 24 Juil 2007 - 17:31

Modamar avait enfilé la cape et avait glissé les dagues trouvée dans des bandelettes, prêtes à servir. Son sac à viande vide lui permit de transporter le livre et l'argent trouvé dans le coffre à présent en morceau. Il avait immédiatement reprit la route avec nonchalance. Il ferait le retour sur les eaux à bord de cette barque ce qui le mènerait selon lui au moins jusqu'au marais qu'il avait déjà traversé. Il ne lui resterait alors que peu de route jusqu'à Néolias. Pour le moment il laissait la barque se déplacer au gré du courant aussi sa vitesse était très réduite. Perdu dans ses pensés et sa fatigue le batelier n'avait fait attention à la luminosité inquiétante de son propre corps qui réfléchissait particulièrement la lumière du feu le baignant d'un halo intriguant.

Le cour d'eau qu'il parcourait serpentait calmement dans le fond d'un vallon. De part et d'autre se dressaient les imposantes montagnes enneigée. Leurs falaises rocheuses l'encadraient comme les murs d'un long couloirs, le surplombaient froidement et semblaient risquer à tout moment de se referme sur lui. Il n'en avait que faire. Son regard avait quelque chose de vide. Il se posait de temps à autre sur les façade de pierre, sur les hauteurs ciselées ou se perdait dans la masse noir qui dominait son monde. Il voyait sans rien remarquer dans un état presque comateux. Son capuchon était rabattu sur sa tête lourde, une des première fois qu'il portait un vêtement si complet, celui là était léger et pas désagréable. Mais même cela il n'y prêtait pas attention.


"Momo, qui aurait cru que tu te sortes d'un tel pétrin? Qui aurait cru qu'une fois de plus tu échapperais à la mort comme tu n'as cessé de le faire durant toute ta vie? Pourquoi momo? Pourquoi avons-nous été choisies pour te hanter? Pourquoi sommes nous vouées à une tache impossible et éternelle? La vie n'a-t-elle point de but? Y a-t-il seulement une raison à tout cela?
_ ma jeune amie, tu te pose là des questions qui dépassent l'entendement, demandons nous tout d'abords comment une telle aberration vivante peut exister, offensant de sa seul présence plus de vingt-sept divinités connues et dérobant à la plupart des lois autant moral et spirituel que biologiques, physique ou chimiques. Prenons cet exemple simple mais néanmoins pertinent de la phosphorescence de sa peau, chose toute nouvelle à la fois cocasse et incroyablement riche sujet d'étude scientifique. Comment par la simple présence d'une malédiction sa peau a-t-elle changé de structure chimique au point de présenter cette altération? Quels procédés physique, ou chimiques furent à la base de ce changement? Son métabolisme sera-t-il contrarié par cette mutation? Imaginons un moment par exemple que l'apparition d'éléments phosphatés bloque le mécanisme naturel de la transpiration, évidement ce serait une grande nouveauté, particulièrement intéressante pour les industries de cosmétiques et de déodorants mais là n'est pas la question! Visualisez vous les conséquences ? Son épiderme serait rapidement soumis à une déshydratation d'une ampleur que nous pouvons rapidement estimer, il se dessècherait comme du vulgaire parchemin, se craquèlerait et finirait par endommager nombre de tissus ! Je me demande à quel point il ne serait pas intéressant de pousser l'analyse.
_Arrête tes conneries il est en train de s'endormir !
_Oh ciel on va le perdre ! A-t-on un plan de secours en cas d'endormissement du sujet ?
_Cela ne doit pas arriver, lorsque nous avons intégrés son extraplasme spirituel nous nous sommes jurés de tout faire pour le maintenir en état de conscience, nous ne pouvons faillir à notre mission !
_Nous n'avons plus le choix il va nous falloir réunir les abolis en cession extraordinaire de réveillage intensif !"

Modamar eut un léger soubresaut, il cligna des yeux cherchant à remettre ses idées en place. La barque avait prit de la vitesse et commençait à tanguer. Un peu plus loin on percevait le ronflement très caractéristique d'un rapide. Il avait manqué de s'assoupir ce qui lui aurait peut-être été fatal. Il se saisit d'une rame et commença à diriger la barque pour la remettre dans l'alignement du cour d'eau puis éviter les premiers obstacle. Les Rochers capable d'éventrer la coque qu'ils soient totalement immergés ou pas n'étaient pas facile à repérer. Il dut ralentir l'embarquation et ne se sentant pas apte à ces nouvelles épreuves il échoua la barque et la tira sur la berge avant de s'y allonger. Le matin ne tarderait pas, autant l'attendre.

En effet les premières lueurs firent leur apparition à peine quelques heures plus tard. Un ciel gris et menaçant les accueillit et contribua avec l'aide des monts environnant à plonger le vallon dans l'obscurité jusque vers la mi-journée. Modamar n'attendit pas jusque là, il avait remit la barque à l'eau tout en restant sur la rive et la gardait sous contrôle avec un morceau d'amarre qu'il lui restait. Les rapides continuaient sur plusieurs kilomètres et se finissaient en une chute qui bien que peu haute suffisait pour mettre en pièce la barque et ses passagers. Il dut la tirer hors de l'eau et la porter un peu plus loin où la pente était suffisamment douce. En fait il ne la porta que pendant une dizaine de seconde après quoi il la laissa tomber et se contenta de la pousser sans faire état de la coque qu'il endommageait. L'exercice l'ayant remit d'aplomb et trouvant le voyage en bateau trop passif le Carnophage se mit à ramer avec force et n'en cessa que dans l'après midi. Son esprit avait été alerté par des cris, ou plutôt des hurlements sauvages. Des hurlements qu'il connaissait. Voir les hommes des neiges dévaler la pente en agitant leurs éternels rondins de bois fut sans surprise même s'il ne s'y était pas préparé. Peut-être Judith avait-elle raison, ces créatures ne cesseraient de le poursuivre. Ce que ces idiotes bestioles ignoraient c'est qu'en plus d'être en bien meilleurs santé que depuis leurs dernière rencontre, Modamar était aussi bien mieux armé. Il accosta en hâte sur la rive opposée à ses adversaire et renversa l'embarcation dans le mélange de neige et de caillasses qui constituait les rives. La rivière n'étant pas profonde et ne possédant pas un courant puissant elle ne constituait pas un vrai rempart mais cela lui laissait le temps de se mettre en place. Il releva son capuchon, sorti ses dagues et s'éloigna un peu de l'eau pour faire quelques mouvements. Il était emprunt d'une motivation nouvelle et rageuse, plein de sadisme, il lui manquait de pouvoir afficher hautement sa supériorité et ce n'est pas une vingtaine de petits hommes poilus qui l'en empêcherait.
les premiers freinèrent en arrivant au bord de l'eau puis poussé par les suivant ils se lancèrent. Craignant sans doute que leur cible leur échappe encore certains lui lancèrent sans grand succès leurs gourdins pensant pouvoir l'assommer. les premiers à sortir de l'eau se ruèrent sur lui sauvagement, il esquiva un attaque, ouvrit une gorge, para trancha une tête, jouant librement de ses deux armes comme il n'avait encore eu que peu d'occasions de le faire. En quelques secondes il avait éliminé quatre ennemis dont l'audace couplée à la maladresse avait causé la perte. Les autres voyant déjà les cadavres s'amonceler autour du carnophage ralentir leur charge et l'encerclèrent lentement. Celui-ci n'ayant nul envie d'entrer dans leur jeu s'attaqua délibérément au plus proche qui plutôt que soutenir le combat recula. Modamar fut attaquer dans le dos simultanément par deux ennemis qu'il esquiva d'un bond sur le coté. Il se releva promptement pourtant une estoquade fatal à un inconscient qui se ruait sur lui. A nouveau on tenta de l'encercler mais il comprenait vite et entrava la manœuvre dés son commencement. Heureusement pour lui ces être n'étaient pas de grand stratèges, voyant qu'il ne pouvaient l'encercler il chargèrent bêtement. Il encaissa l'assaut tout en reculant pour l'amortir, esquivant les premières attaques, il lui suffit d'une simple feinte pour briser la charge qui s'éparpilla autour de lui. Il fit deux blessés puis se prit un gourdin lancé avec fougue qui bien que préci manquait trop de puissance. On tenta encore de se jeter sur lui. Des attaques cruellement banale qui ne firent que précipiter leurs auteur sur une de ses dagues. Ces dernières n'ayant pas encore trop souffert de sa malédiction causaient sans effort des ravages impressionnant. La mêlée tant attendue fini par avoir lieux, ne pouvant gérer les attaques toujours plus nombreuses il finit par être encerclé et se prit plusieurs coup de gourdin tout en distribuant au hasard la mort chez ses ennemis. Il s'extirpa du combat qui perdait en intensité par manque de combattant. La respiration haletante, les membres douloureux et le pouls incroyablement rapide il fixa la poignée de survivant qui n'étaient même pas tous indemnes. Le courage et la fougue les avait quitté, leurs regard étaient teintés de désespoir et de rancune. Deux d'entre eux tentèrent sans succès une dernière attaque avant de rejoindre le lot des morts et les quatre qui restaient regagnèrent lentement la rive sachant qu'ils avaient perdu. L'un d'entre eux blessé trainait légèrement, et Modamar qui n'appréciait que moyennement cette fuite le rattrapa et l'assomma du pommeau de son arme.

Il le traina un peu plus haut, où le sol n'était pas encore taché du sang versé dans ce combat. La bête bougea mais il la frappa à plusieurs reprise avec la garde d'une de ses dague pour l'assommer. Avant de le finir il vérifia que les corps aux sol étaient tous des cadavres. Ce n'était pas le cas, deux d'entre eux vivaient, il leur arracha les yeux et les éventra, sans pour autant les achever réellement. Il avait apaisé sa haine et sa soif de domination, il lui restait à extirper son sadisme. Ses dagues ne seraient sans doute pas d'une grande utilité aussi il les rangea et sorti les couteaux, plus petits, rouillés et émoussés depuis longtemps. Avant de commencer il retourna le corps à moitié endormit, l'ouvrit le long de la colonne vertébrale lui arrachant un hurlement puis il coupa plusieurs nerfs employés dans la motricité. Ce n'était pas la première fois qu'il torturait et connaissait suffisamment d'anatomie pour effectuer sans trop de difficulté une telle action. Il referma la plaie avec la torche qu'il avait rallumé pour l'occasion et replaça la créature sur le dos. Elle hurlait et couinait mais sa tête défoncée par les coup n'exprimait plus grand chose qu'un odieux rictus de douleur. Il découpa la peau de son cobaye juste au dessus de la poitrine puis sur les flans et enfin l'arracha d'un coup net dévoilant une chaire rosâtre et ferme. Une nouvelle incision pratiquée avec bavures au niveau de l'abdomen lui donna accès aux entrailles qu'il commença à dérouler quand son homme des neiges fut prit de spasmes inquiétants. Visiblement il ne tiendrait pas et était sur le point de rendre l'âme. En hâte il découpa la cage thoracique à partir du plexus, le cobaye émit alors un cri étranglé et expira. Quand Modamar saisit le coeur, à peine quelques secondes plus tard, celui-ci ne battait plus. Il en fit alors de la charpie l'éparpillant avec les poumons et les reins qui n'étaient pas loin.
Malgré le manque de résistance de son jouet le carnophage s'était assez bien amusé. Il mangea un peu tout en observant un important groupe de volatiles qui volaient au dessus de la scène, décrivant des cercles plus ou moins large. Après s'être repus il chargea l'animal torturé, et quelques autres cadavres sur la barque qu'il remit à l'eau. A la nuit tombée il quitta définitivement le paysage montagnard traversant une gorge étroite. La rivière qu'il parcourait ne tarda pas à se lier à plusieurs autres pour former un cours d'eau relativement important. C'était l'occasion de prendre un peu de repos.
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MessageSujet: Re: dialogues et voyage, les péripéties solitaires du carnophage   Jeu 26 Juil 2007 - 1:01

Il reprit les rames un peu après l'aube, grignota un peu en début de matinée ne pouvant s'abstenir devant toute cette viande, pensa à s'arrêter pour prendre de la neige qu'il éparpilla sur les cadavres, chose qu'il avait bêtement oublié de faire C'eut été si bête que toute cette bouffe pourrisse... En réalité il se demandait s'il arriverait à tout avaler avant la date limite de péremption. Le principale problème avec la viande crue c'est que ça ne se conserve pas très bien et cela malgré le clima très favorable de Garkam, sans compter que la viande pourrie c'est vraiment infecte. Ce n'est pas comparable à un fruit ou à d'autres produits végétales. Modamar le sait il a déjà eut à faire à de la viande malsaine et à plusieurs reprises. Bien sur on connait les cadavres putréfiés avec leur odeur pestilentiel, les mouches, les asticots et les quantités incroyables de maladies trainant dans les environs. Avant qu'un corps en arrive là il passe bien évidement par bon nombre d'états intermédiaires. Un morceau de viande peut parfaitement sembler tout à fait saint tout en ayant développé les premières phases de sa décomposition et ainsi transmetre des maladies dégénératrices particulièrement virulentes.
Modamar dériva un peu dans ces réflexions avant d'être induits vers un tout autre sujet par le passage d'un homme monté sur un tapis volant. Voyant l'énergumène passer tranquillement au dessus de sa tête, sa première réaction fut de lui envoyer le bras qu'il grignotait, espérant par un hasard miraculeux, assommer l'homme et récupérer le tapis. Le bras vola droit vers l'homme et manqua de toucher le tapis. En réalité il s'arrêta vraisemblablement à quelques centimètres du morceau de tissus avant de faire demi-tour pour repartir à une vitesse effrayante vers Modamar. Le bras se planta dans la barque, traversa la coque comme une flèche. Pour ne pas couler Modamar dut se débarrasser de deux cadavres, ce qui ne lui laissait qu'un corps déjà bien entamé et un autre bien torturé.
Mais cela paraissait parfaitement invraisemblable. Sans ce bras coincé dans la coque de sa barque il aurait crut à une simple hallucination mais là... S'étant intéresser à plusieurs reprise à l'anatomie et de façon plus large à la biologie, il avait commencé à comprendre en détail le système permettant aux oiseau de voler. Bien sur l'emploie des ailes, détail flagrant que n'importe quel abruti aurais remarqué, mais évidement il y avait plus que ça. Sans s'être attardé plus longtemps sur la question il avait fait des conjectures multiples et non vérifiées tels que l'envergure des ailes, le rôle des plumes, quelques notion d'aérodynamique ( terme qu'il ne connais pas mais dont il a déjà saisis le fondement ). Mais la un tapis et un homme. Deux éléments incroyables. Aucun des deux n'avait ni plumes ni ailes et bien sur inutile de poser la question de l'aérodynamique ici. Cette lévitation parfaite ne trahissant l'emploie d'autre force motrices qu'un élément parfaitement surnaturel et encore si peut connu pour lui que la magie le sidérait au plus haut point. Il y avait tant de mystère, tant de puissance qui se dégageait de cette image si simple qu'un homme assis en tailleurs sur un tapis quelconque. Ledit tapis étant la pièce porteuse la déduction scientifique le poussait à affirmer que toute la magie venait de l'objet, grossière erreur de jugement que de faire intervenir la science dans une affaire de magie mais cela il l'ignorait. Désormais c'était décidé et irrévocables. Il lui fallait un tapis. Il ne savait pas comment cela marchait, si le tapis avait une volonté propre, s'il devait être apprivoisé et si il y avait des règles pour le monter correctement. Peut-être était-ce en fait un animal mythique vivant dans une contrée éloigné et dont la forme troublante d'un tapis lui servait comme la couleur blanche sert au lapin pour se fondre dans la neige. Si tel était le cas il irait dans cette contrée lointaine et trouverait un de ces animaux qu'il dresserait.
Il n'avait pas encore le tapis mais il planait déjà.
D'ailleurs il n'avait pas encore remarqué les nuages qui s'amoncelaient, de plus en plus sombre au dessus de sa tête. Il n'avait prit garde au vent toujours plus violent qui commençait à soulever des vagues de plus en plus hautes. La barque qui était déjà bien remplie à dix centimètres d'eau tanguait dangereusement, tentos portée au sommet d'une vague, tentos aux creux d'une autre, prête à être submergée. Il fallut qu'un de ces monticule de liquide sombre, suffisamment haut pour recouvrir la barque, l'asperge violemment le tirant ainsi de ses pensées égarées et l'amène à poser son regard sur toute l'eau dangereusement mouvementée qui l'entourait ( ceci ne comprenant pas seulement celle étant déjà dans la barque ). Resté un instant hagard, ne comprenant pas exactement ce qu'il lui arrivait il laissa une seconde vague le surprendre et inonder le bâteau. Une pratique courante dans le domaine de la navigation lui vint alors de façon très intuitive: écoper. Joignant ses mains il se mit rapidement à transvaser de l'eau. Sa maladresse naturel pour cette tâche nouvelle fut accentuée en plus de sa précipitation qui n'avait rien de salutaire. Au mieux il aurait la sensation en bâclant ses mouvement de les accélérer. Au pire ses gesticulation renverseraient son embarcation. Finalement, trouvant son travail peu productif il arracha le crâne d'un des deux cadavres restant et le vida grossièrement de la cervelle pour en faire un récipient. Il se remit ainsi au travail ne trouvant rien de mieux à faire. Une nouvelle vague vint détruire tous ses efforts ce qui le découragea totalement. Sa seul échappatoire résidait en le ralliement vers la rive et au choix l'attente d'une accalmie pour repartir ou un abandon de sa barque. L'exercice fut particulièrement difficile les vagues le poussant sans cesse dans la direction opposée à son déplacement et se trouvant perpendiculaire à l'écoulement du fleuve et donc exposé à un fort risque de retournement. Il dut jouer sur la répartition de son poids pour contrer le roulis et prouver une fois de plus son endurance et sa capacité à rester concentrer sur ses actes. ( parfois très fortement remise en question ) Il semblait y avoir autant d'acharnement dans la course à la survie de Modamar que dans les mouvement de la tempête l'empêchant d'atteindre son but. Bientôt son corps tout entier sentit la fatigue. Ses bras ankylosés semblaient sur le point de se rompre, ses abdominaux à l'extrême de la fatigue le torturaient à chaque respiration. Et même ses jambes, actrices majeurs de son équilibre souffraient de la longueur de l'effort. Il n'osait plus ouvrir les yeux craignant de voir son corps saigné à vif se disloquer. Il savait qu'à ce stade de fatigue corporelle chacun de ses mécanismes était affecté et que même sa voix trahirait l'extrémité où il se trouvait. Il ne sentait plus l'eau gelée le recouvrir d'une fine pellicule, se frayer un chemin entre ses muscles et le long de ses cicatrices. Il ne sentait plus le bois âpre des rames lui déchirer les paumes, il ne sentait plus les interminables minutes de son calvaire s'écouler les unes après les autres comme autant de goutte d'eau dans l'immensité du fleuve. Il n'y avait plus que son corps suintant de douleur. Tout le reste s'était effacé.
Après plus de deux heures d'une lutte terrassant le vent se dissipa. Les eaux tumultueuses se calmèrent lentement. Modamar ne ramait presque plus. Chaque mouvement lui prenait une éternité, il se sentait chaque seconde plus proche de la fin sans savoir pourquoi il continuait. Ouvrant les yeux il découvrit que le temps s'était considérablement amélioré. Il croyait même voir au loin une parcelle de ciel bleu. Même si après tant de persévérance il doutait d'avoir une vision digne de confiance. Mais finalement ce n'était rien. Rien comparé à sa soudaine désillusion. Depuis combien de temps exactement ramait-t-il dans l'alignement du fleuve à contre-courant? Et dire que de tout cela rien ne lui serait arrivé s'il avait eut un tapis volant.

Après un tel évènement Modamar était tombé dans une forme de létargie plutôt inquiètante causée autant par son combat que par le choc émotionnel. Certains appellent ça tomber dans les pommes, en Garkam c'est plus compliqué à cause du nombre restraint de pommier, on aurait aussi put dire tomber dans la neige mais l'action était si banale que l'expression aurait fortement porté à confusion. Finalement Modamar continua son voyage avachi, inconscient dans sa barque trouée et à moitié remplie d'eau. Il se réveilla échoué sur une presqu'île entourée de roseaux à l'entrée d'un marais. Sa faiblesse maladive le poussa à manger un peu de son cadavre malgré l'environnement pathogène et ses réflexions passées sur l'évolution de l'état d'un cadavre et plus particulièrement de la viande. A ce moment il ne pensait plus à ces hitoires de putréfaction, il avait une telle sensation de vide... Une abstraction de la plupart des éléments extérieur si superflu qu'il n'avait pas la force de les prendre en compte. Avec son teint plus blafard que jamais n'importe quel voyageur l'aurait immédiatement prit pour un zombie, une goule vorace et sanguinaire. Seule sa cape trempée lui donnait un semblant d'être humain.
Il dut faire preuve d'une incroyable force d'esprit pour obliger son corps à se mettre à nouveaux en route. Il remit la barque à flot et naviga un peu. Le courant avait quasiment disparut laissant place à un marasme qu'il ne croisait pas pour la première fois. Son premier réflexe fut de ne pas s'aventurer dans le coeur du marais. Par chance il avait vu très juste. Un courant bien que léger parcourait la zone il le suivit et sortit du marais par un nouveau cours d'eau à peine une demi journée plus tard. Des créatures sinistres, de l'odeur infecte et des parasites nombreux qui faisaient du lieux ce qu'il était, il n'en eut qu'un faible apperçu. Il était reparti sur un nouveau fleuve mais cette fois il savait qu'il ne pourait l'emprunter éternellement. Néolias n'était plus qu'à une journée de marche, il n'avait qu'à suivre le soleil couchant.
Ignorant le vent et la neige, ignorant le froid et la fatigue, conservant une marche rapide et déterminée, il revenait. Le campement serait bientôt là de nouveau. Qu'importait ses courbatures et ses maux, qu'importait sa faiblesse et sa pauvreté. Il prenait un nouveau départ.
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MessageSujet: Re: dialogues et voyage, les péripéties solitaires du carnophage   Jeu 26 Juil 2007 - 1:41

Eh ben que dire, je suis simplement souflé Modamar !

Exellent Rp, j'ai presque tout lu (oui j'avoue que sur la fin de certain poste j'ai un peu laché =P)

Donc c'est avec plaisir que je t'accord...+1500xp !


1500 ? Il te manque 10x pour le niveau 3 d'un coup...

Allait, et puisque j'aime ton avatar +10xp suplémentaire =P

Pour un total de 1510xp !

Félicitation et je pense de toute l'équipe administrative pour ta première et excellente quête solo ^^

Edit Urzak : **Aplaudissement**
Edit Zizou : Pas trop mal
Edit Mini : J'ai soif, l'est ou la manzana ?
Edit Eury : peut pas, jbosse ...
Edit Echt : Mini => Ya une taverne labas
Edit Haaz : => En vacance
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MessageSujet: Re: dialogues et voyage, les péripéties solitaires du carnophage   

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